Après le manque, l’abondance !

Alors que le manque d’eau restera comme le sentiment dominant pour le bassin de l’Ouche en 2017, l’année 2018 commence sous des auspices humides.

Depuis les premières pluies du 25 novembre dernier, les accalmies ont été de courte durée. Fort heureusement d’ailleurs, les réserves étant alors au plus bas.

Aujourd’hui, le sentiment général est plus mitigé avec près de 2 mois de précipitations.

Conséquence directe, après une première petite crue de niveau biennal (50% de chance qu’elle se passe dans l’année), la semaine qui s’amorce pourrait bien voir nos rivières retrouver les niveaux observés le 7 janvier dernier. Pour autant, la montée des eaux devrait rester mesurée car nous sommes encore très loin de la situation de 2013.

La semaine à venir devrait donc voir le niveau de l’Ouche monté puis se maintenir à hauteur de ce qui a pu être observé il y a une quinzaine de jours, mais guère plus, avant un retour au calme avec l’arrivée prévue d’un temps plus frais et plus sec début février.

A noter malgré tout que la prévision n’est pas une science exacte et tout cela reste tributaire de la réalité de terrain qui peut se révéler parfois taquine. D’où la nécessité de rester prudent et ne pas perdre de vue que la nature fait ce qu’elle veut.

mise à jour à 14h15 :

le pic de crue est passé à Bligny-sur-Ouche et à la station de Crugey sur la Vandenesse qui a atteint la crue quinquennale (probabilité de 20%) à 11h. Le pic de crue va donc continuer à descendre la vallée avec un niveau peut être légèrement supérieur à la crue des 6 et 7 janvier en amont de Dijon. Le pic est attendu à Dijon demain vers 13h. En aval, la situation devrait être globalement la même avec un léger décalage entre le Suzon et l’Ouche en aval de Dijon.

mise à jour du 23/01/18 – 10h15

Les pluies d’hier ont contribué à la poursuite de la montée des eaux. Le barrage réservoir de Panthier s’est rempli rapidement et était hier à sa cote maximum, aussi, il ne peut plus capter une partie des eaux de ruissellement du bassin de la Vandenesse. Dans ces conditions, la Vandenesse, principal affluent amont de l’Ouche, a franchi le seuil de crue décennale (probabilité de 10%/an) avec un pic de 27 m3/s à 21h30.

A la Bussière, 7 km en aval, le pic de crue est passé avec une forte atténuation du temps de retour, se situant entre la crue biennale (“retour” 2 ans) et la crue quinquennale (“retour” 5 ans) avec une pointe à 46 m3/s.

L’onde de crue poursuit sa descente de la vallée vers Pont de Pany, le pic de débit devrait passer à Pont de Pany en fin de matinée en atteignant le niveau quinquennal.

Le pic de crue devrait arriver sur Plombières en milieu/fin d’après midi avec un niveau proche de la crue quinquennale.

En aval de Dijon, avec les apports du Suzon, qui a atteint la crue vicennale à 14 m3/s en pointe (“retour” 20 ans), le niveau décennal sera très probablement atteint.

Sous réserve des prochaines pluies qui devraient être moins importantes que celles des derniers jours, la décrue s’amorce sur l’amont du bassin et sur le Suzon.

 

Ce contenu a été publié dans Actualité. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.