Crue de l’Ouche des 3 et 4 novembre 2014

Le lundi 3 et le mardi 4 novembre 2014, un épisode pluvieux important a touché la Côte d’Or, occasionnant des dégâts conséquents, notamment sur le sud du département.

 

L’évènement illustre une fois de plus que chaque cas est particulier. En effet, des secteurs relativement épargnés en mai 2013 ont connus une montée des eaux exceptionnelle tandis que d’autres, très touchés en 2013, ont été épargnés.

 

L’évènement :

Sur le bassin de l’Ouche, des précipitations de 68,8 mm (68,8 litres d’eau/m2) ont été enregistrées le lundi 3, amorçant la montée des eaux dès l’amont du bassin (station de La Bussière/O). Le service de prévision des crues mettait le bassin en vigilance jaune.

 

Les précipitations du mardi (43,4 mm) ont maintenus le ruissellement et la montée des eaux s’est poursuivie jusqu’au mercredi. Le service de prévision des crues passait le bassin en vigilance orange le mardi à 16h. Dans le même temps, les précipitations cessaient sur l’amont du bassin, annonçant la décrue dans les 12 heures.

 

 

Le comportement du bassin de l’Ouche :

La crue a eu une genèse classique avec une montée progressive de l’amont vers l’aval. Le Suzon a également connu une montée des eaux, alors qu’il était resté très bas en mai 2013. Cet apport du Suzon a accentué la crue qui a atteint le niveau quinquennal sur l’aval alors qu’elle passait à peine le biennal à Plombières.

 

A part quelques débordements localisés dans les zones les plus vulnérables et régulièrement inondées, aucun incident remarquable n’a été relevé.

 

Ndr : L’observation en temps réel montre un décalage d’environ 12h entre les informations fournies par le SPC et la réaction de la rivière. Ce décalage de temps correspond à la vitesse de propagation de l’onde de crue entre la station de La Bussière/Ouche et celle de Plombières. Cette situation amène au paradoxe du passage en alerte orange alors que la décrue s’amorce.

 

 

Autres éléments :

Plusieurs facteurs ont permis d’atténuer les effets de la crue.

Le mois de septembre très sec a permis de limiter la saturation des sols qui a commencé en octobre, laissant une part d’infiltration efficace.

Les barrages réservoirs du canal de Bourgogne n’étant pas remplis, ils ont pu capter une partie du ruissellement du bassin de la Vandenesse.

 

 

Conclusion :

La crue des 3 et 4 novembre sur l’Ouche est une crue d’occurrence biennale sur l’amont et quinquennale à l’aval de Dijon (apports du Suzon). C’est une crue fréquente avec un comportement type.

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