Un répit pour les cours d’eau

Les quelques passages pluvieux qui ont parsemé les 15 derniers jours ont apporté un cumul d’environ 40 mm selon les secteurs.

Les effets sur les cours d’eau ont été de courte durée même si ils ont permis de temporiser la baisse des débits.

La station d’Oucherotte, hors influence du canal de Bourgogne, et sous régime mixte du karst à l’Est et des terres argileuses de l’Auxois à l’Ouest, montre une réaction vive aux évènements.

La montée est toute aussi rapide que la baisse. Ce qui est à observer sur ce graphique est la similitude des courbes d’une année sur l’autre avec notamment une obstination à se maintenir en-dessous du débit minimum biologique définit à Lusigny (voir article précédent).

A l’échelle du bassin, ce sont les stations de Plombières et Trouhans qui donnent le ton des mesures de restrictions.

Les débits mensuels à Plombières suivent la tendance 2018, en pire. Pour autant, le graphique ci-dessous est basé sur les valeurs mensuelles et lisse les disparités dues aux précipitations ponctuelles, ce pourquoi, bien que franchissant le seuil de crise en valeur mensuelle en juillet, les débits les plus bas enregistrés sur 3 jours consécutifs se maintenaient au-dessus du seuil d’alerte renforcée. Le mois d’août devrait suivre le même modèle.

Plus en aval, à Trouhans, l’Ouche se maintient mieux grâce notamment au rejet de la station d’épuration de Dijon-Longvic qui peut représenter, en étiage, jusqu’à 55% du débit de la rivière, soit un apport de 500 l/s.

Cela dit, l’année 2018 a vu l’étiage se poursuivre jusque fin octobre, il convient donc de rester prudent et économe.

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