Suivi de la situation hydrologique

Cette page a pour but de vous tenir informé de la situation hydrologique des cours d’eau et des évolutions attendues en fonction des prévisions météorologiques et des tendances observées aux stations de mesures hydrométriques. Toutefois, il faut conserver à l’esprit que seule la situation observée est la situation réelle. La nature n’étant pas une science exacte, les prévisions et tendances peuvent rapidement s’inverser.

02 avril 2020

Après 3 mois bien pluvieux qui ont permis un retour à la normale dans les cours d’eau, les trois dernières semaines ont été maigres en précipitations. En conséquence, les débits observés diminuent progressivement. La bonne nouvelle, c’est que le risque d’inondation de printemps s’éloigne.

Les prévisions indiquent un retour des précipitations à partir du 13 avril, puis des alternances de temps sec et pluvieux. Sous réserve que ces prévisions se confirment, la grande inconnue reste la quantité de pluie qui nous parviendra.

09 avril 2020

Faute de précipitations, les débits poursuivent leur baisse régulière. Le temps sec et venteux, ainsi que le départ de la végétation, concourent à l’assèchement des sols en surface.

Les prévisions météo ne vont guère dans le sens de l’amélioration, les prévisions de précipitations étant régulièrement repoussées (comme le déconfinement). Toutefois, comme déjà écrit, cela peut changer.

21 avril 2020

Les pluies annoncées pour le week-end dernier ont bien eu lieu. Mais pas chez nous. Les prévisions reportent à vendredi la probabilité de précipitations.

En l’absence de pluie, les débits des cours d’eau poursuivent leur baisse.

A Oucherotte (station SBO), les débits observés sont inférieurs à ceux enregistrés en 2019 à la même époque. Toutefois, une visite des principaux points du réseau montre que les cours d’eau se maintiennent en eau. Quelques assecs “normaux” sont observés : le Suzon en amont de Sainte Foy, le rû d’Antheuil qui se perd en aval du village et l’Aubaine (voir carte ci-dessous).

parties des cours d’eau en assec au 23 avril 2020

28 avril 2020

Les pluies arrivées dans la soirée du 27 apportent un peu de répit. Avec des précipitations entre 7 mm (Auxois) et 11 mm (Longvic), mais peu intenses, l’eau a pu s’infiltrer en surface. Cela explique le peu de réactivité des stations hydrométriques. Le bénéfice ira donc directement à la végétation et au remplissage des récupérateurs d’eau de pluie.

Les précipitations devraient se poursuivre au cours de la semaine, à suivre.

05 mai 2020

Les cumuls de la semaine écoulée varient localement de 11 à 15 mm. La nuit du 4 au 5 mai a apporté 6 mm dans l’Auxois ou les pluies se poursuivent avec un nouveau cumul de 6 mm entre 8h00 et 9h15…et ça continue. En fin de journée, nous devrions dépasser les cumuls de mai 2019 (31,5 mm) tout en restant en deçà de la “normale” (86 mm), mais le mois ne fait que commencer.

Au niveau des cours d’eau, les niveaux restent bas et peu de réaction des stations de mesure, signe que les pluies s’infiltrent et profitent à minima aux couches supérieures des sols et sont donc favorables à la végétation en plein développement. Retour d’un temps sec pour les 3 jours à venir et après…nous verrons.

29 mai 2020

Le mois de mai, statistiquement le plus pluvieux, a tenu ses promesses. Les cumuls enregistrés sont dans la normale, voire l’ont dépassé localement. Les précipitations ont fortement bénéficié à la végétation et à la surface des sols. Elles ont été toutefois insuffisantes pour être efficaces pour les nappes souterraines et ont très peu influencé les débits des cours d’eau.

Dans les rivières, la situation se maintient et même si l’on se rapproche des débits d’étiage, les milieux ne semblent pas encore en difficulté.

On constate malgré tout que l’abaissement des niveaux dans le canal de Bourgogne, pour travaux, influence les débits de l’Ouche en amont de Dijon, avec un passage en niveau “alerte” à la station de Plombières. L’Ouche fait partie des 4 bassins versant passant en alerte les premiers, fait suffisamment rare pour être souligné. En effet, l’influence du canal permet habituellement de maintenir l’Ouche qui a passé “moins mal” que d’autres rivières les dernières sécheresses.

Les restrictions d’usages ne sont pour l’heure pas d’actualité, mais cette situation pourrait évoluer en regard des prévisions météorologiques. Il revient à chacun d’être vigilant et adopter une attitude responsable vis à vis de sa consommation d’eau.

12 juin 2020

La nature est facétieuse ! A peine le premier arrêté de restriction des usages de l’eau entré en vigueur qu’il pleut régulièrement. Ce pourquoi d’ailleurs, cette page n’avait pas été complétée depuis 15 jours.

Sur le mois précédent, l’essentiel des précipitations a bénéficié directement aux sols en surface et à la végétation.

Les observations comme les retours du terrain montrent une certaine disparité dans les cumuls locaux. MétéoFrance a confirmé une pluviométrie normale voire un peu supérieure à la normale pour le mois de mai. Localement, ces cumuls ont pu dépasser le double de la normale.

Avec la persistance des passages pluvieux, plus ou moins intenses, les effets commencent à se faire sentir sur les cours d’eau qui remontent progressivement, mais les réactions sont plus ou moins marquées selon les secteurs. Par exemple, très peu voire pas de réaction de l’Ouche en amont de sa confluence avec la Vandenesse, mais une remontée visible à partir de La Bussière et jusqu’à Plombières.

Dans l’incertitude de la suite de la saison, on se satisfera d’une pause de l’étiage et de la possibilité, pour ceux qui en ont, de remplir les cuves et autres réservoirs d’eaux pluviales.

30 juin 2020

Les conditions d’alternance de temps sec et de précipitations se poursuivent. La situation a permis à l’Ouche de remonter au-dessus du seuil d’alerte. Les conditions hydrologiques sur l’ensemble du réseau se maintiennent donc grâce aux pluies intermittentes qui limitent l’assèchement des sols en profondeur.

Les prévisions pour juillet et aout n’indiquent pas de longue période chaude et sèche, ce qui devrait mettre le bassin à l’abri d’une sécheresse sur le modèle 2019. Mais la nature pouvant s’avérer taquine et notre bassin étant réactif, la prudence reste de mise, d’autan que la période d’étiage peut se prolonger jusque fin novembre, cela s’est déjà vu.

19 août 2020

Les débits observés aux stations de mesures montrent des niveaux particulièrement bas. Ce constat à conduit les services de l’Etat, avec l’accord des partenaires associés à la cellule de veille sur la sécheresse, à prendre différents arrêtés de restriction des usages de l’eau.

Si la faiblesse des débits ne peut être niée, elle a, sur notre bassin, certaines explications.

En effet, en comparant les précipitations 2019 et 2020 en différents points de notre bassin, nous constatons que les cumuls 2020 depuis le début de l’année, sont supérieurs à 2019 (+30 mm au 17 août sur le bassin de la Vandenesse et de +7,5 mm à Longvic (en attente de validation des données Météo France).

 

 

 

 

 

 

A précipitations équivalentes ou supérieures, pourquoi des débits plus faibles ?

Ce n’est donc pas le manque de précipitations, puisque, comme démontré ci-dessus, le bassin de l’Ouche a été plutôt mieux arrosé (pour l’instant) en 2020 qu’en 2019.

Une des réponses se trouve dans la vidange du réservoir de Chazilly pour travaux, qui réduit les réserves de VNF pour le canal. Cette situation a contraint VNF à baisser les niveaux d’eau dans les biefs pour économiser ses réserves. Effet direct, moins de fuites vers l’Ouche, donc une influence son débit.

Sur l’Ouche amont, en dehors de l’influence du canal de Bourgogne, on constate également des débits plus faibles. Il existe là un point à élucider. En effet, alors que le secteur a bénéficié de précipitations équivalentes voire supérieures à 2019, les observations montrent des comportements différents des sources et cours d’eau. Certaines sources coulant au plus fort de  l’étiage 2019 (septembre), se trouvent taries en août 2020 !

Ci-dessous, comparaison entre les assecs observés le 13 aout 2020 et ceux de septembre 2019 :

 

Assecs constatés entre les 12 et 13 août 2020

 

En l’absence d’éléments pour apporter une réponse immédiate, les raisons seront donc à rechercher pour tenter de comprendre certains phénomènes.

 

9 octobre 2020

Les précipitations de ces dernières semaines ont très nettement amélioré la situation hydrologique ce qui permet de lever les restrictions d’usages.

L’ensemble des cours d’eau ont retrouvés un régime d’écoulement permanent. On a même pu, localement, approcher la crue biennale.

Toutefois, les cumuls de précipitations restent insuffisants pour recharger les sols en profondeur mais l’automne ne fait que commencer.

Le constat global reste cependant identique à celui présenté le 19 août (voir ci-dessus), avec des cumuls de précipitations globalement supérieurs à ceux de 2019. La différence étant encore plus marquante en comparant aux années de référence 1976 et 2003.

 

 

 

Pour suivre l’évolution des débits en temps réel (stations DREAL) :

La Vandenesse à Crugey

L’Ouche à la Bussière-sur-Ouche

L’Ouche à Pont de Pany

L’Ouche à Plombières

Le Suzon à Val-Suzon

L’Ouche à Crimolois

L’Ouche à Trouhans

Carte de localisation des stations de mesures hydrométriques :

Pour suivre l’évolution des restrictions des usages de l’eau en fonction de l’évolution des débits dans les cours d’eau et les niveaux des nappes phréatiques :

http://propluvia.developpement-durable.gouv.fr/propluvia/faces/index.jsp